Le sommeil

Le sommeil

Le sommeil

De nos jours, nous dormons à l’horizontal de 7 à 8 heures/nuit mais il n’en a pas toujours été ainsi. Certains historiens prétendent que dans l’antiquité, les gens dormaient assis ou du moins fortement inclinés tout en utilisant des coussins comme stabilisateurs. On voulait éviter de dormir dans la position de la mort semble-t-il. Vers 500 av. J.-C., un célèbre médecin du nom d’Alcmaeon a prétendu que le sommeil était le résultat d’une perte de conscience après écoulement du sang des vaisseaux sanguins à la surface de votre corps. Pour Aristote, le sommeil était causé lorsque des vapeurs s’élevaient de l’estomac vers le cœur, le centre de la conscience.

Jadis, les humains dormaient en deux phases distinctes, séparées par une courte période — une à deux heures environ — d’éveil. C’est ce qu’on appelait le sommeil biphasique. Pendant cette heure, les gens se promenaient, faisaient l’amour, fumaient du tabac et priaient. Aujourd’hui, on dort d’un trait, sans interruption à moins que nos besoins physiques nous demandent de se lever avant de retourner se coucher. Une nuit de sommeil se divise en 3 phases. La première phase est le sommeil lent léger, il couvre environ la moitié de notre temps total de sommeil. C’est le moment durant lequel le dormeur passe de l’état de veille au sommeil profond. La seconde phase est le sommeil lent profond, il représente environ un quart de notre temps de sommeil. Durant le sommeil lent profond, le corps se met réellement au repos et récupère en profondeur. La troisième phase est le sommeil paradoxal, période durant laquelle on rêve. Pour bien dormir, il est suggéré de respecter certaines règles dont définir une heure de couchée et la respecter. Il faut aussi éviter les écrans avant de se coucher et compléter les tâches qui doivent être faites pour éviter d’y repenser en boucle. Finalement, il faut éviter de manger trop lourd en soirée et fermer le téléphone.

Il existe 3 positions de base pour le sommeil; sur le dos, sur le ventre et sur le côté. Il est commun d’adopter une position préférée quand on dort même s’il est normal de changer de position souvent, même jusqu’à 2 à 3 fois chaque heure. Tous les spécialistes du sommeil recommandent de dormir sur le côté, même si cette position ne présente pas que des avantages. Comme avantage, on observe une réduction des ronflements et des reflux gastriques. Le désavantage majeur est que cette position ne respecte pas l’alignement du corps, voilà pourquoi l’usage d’un oreiller sous le cou, pour combler l’espace entre l’épaule et la tête est nécessaire pour garder une position neutre de la colonne vertébrale. Un second oreiller ou coussin placé entre les jambes - communément appelé oreiller de positionnement ou oreiller séparateur - permet de créer l’espace nécessaire pour garder la colonne vertébrale bien alignée et détendre le corps pendant le sommeil.

Les matelas et oreillers

Les matelas et oreillers/coussin sont des incontournables pour une bonne nuit de sommeil. Les premiers ancêtres des matelas auraient alors été confectionnés à l’aide d’un tas de feuilles recouvert de peaux de bêtes. Ensuite, on a cousu des peaux de chèvre entre elles pour les remplir d’eau. Une autre technique consistait à faire des tapis de feuilles disposés sur le sol de la maison. Ce n’est pas d’hier aussi qu’on utilise un oreiller pour supporter la tête pendant notre sommeil. L'Histoire de l'oreiller remonte à environ 7 000 ans avant J.-C. dans l'ancienne Mésopotamie qui est l'Irak d'aujourd'hui. Comme ils étaient faits en pierre, vous pouvez vous imaginer le confort. À l’époque, ils servaient à corriger des problèmes de cou, de dos et d'épaules durant le sommeil. L'oreiller en pierre avait pour fonction d'empêcher les insectes de ramper dans la bouche, le nez et les oreilles. Vu le prix élevé de la pierre, ils étaient réservés aux riches. Rien à voir avec les coussins et les oreillers confortables que nous utilisons de nos jours qui offrent un soutien agréable pour une meilleure détente. En Égypte, des oreillers en bois ou en pierre ont été retrouvés dans les tombes. La Chine a eu recours à des oreillers fabriqués de divers matériaux comme le bambou, le jade, la porcelaine, le bois et le bronze ou de peau. Ceux en porcelaine étaient les plus courants.

Ce sont les Grecs et les Romains de l'Antiquité qui ont abandonné l’oreiller dur pour utiliser des tissus remplis de matériaux tels que le coton, les roseaux ou la paille.  Les mieux nantis préféraient les plumes ou le duvet doux. L’usage de l’oreiller s’est si bien répandu qu’au XIXe siècle que l'oreiller est devenu courant dans presque toutes les maisons. Avec l’éveil de la révolution industrielle, les oreillers sont devenus plus abordables car ils étaient produits en masse grâce aux progrès de la technologie. De nombreux pays ont dû voter des lois, dont plusieurs sont encore en vigueur, pour interdire l’utilisation de matériaux de rembourrages usagés ou représentant un risque à la santé. Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps, les poils d’animaux, les crinières de chevaux et un peu n’importe quel matériau étaient utilisés. Aujourd'hui, il existe de nombreux types d'oreillers différents tels que les coussins de voyage, les coussins lombaires, les coussins d'assise ou encore de fantaisie. Un oreiller est composé d’une enveloppe qui recouvre un rembourrage animal (plumes, duvet), des matières synthétiques ou de matières végétales (écales de sarrasin).

Les coussins/oreillers de genoux/jambes

Nos jambes subissent beaucoup de tensions durant une journée de travail ou une séance d'exercice. Même la nuit, cette période pourtant nécessaire au repos, pose des problèmes lorsque le poids des jambes exerce une pression sur les genoux, en plus de frottements lorsque les genoux sont en contact. Le problème est exacerbé suite à une intervention chirurgicale au dos, aux hanches ou aux genoux. Il y a aussi Les personnes touchées par le syndrome des jambes sans repos : connu sous le nom de SJSR, le syndrome des jambes sans repos est une affection médicale caractérisée par des sensations douloureuses dans les jambes, en particulier pendant le sommeil. Les coussins de genou agissent comme des stabilisateurs qui diminuent considérablement les agitations au niveau des jambes. Les modèles avec des sangles peuvent être particulièrement bénéfiques pour les personnes touchées par le SJSR. Les coussins de genoux soulagent les tensions au niveau du bas du dos et des hanches, et répartissent uniformément leurs poids. Ainsi, en introduisant un coussin entre les genoux, vous minimisez la pression sur les jambes et sur le dos en plus de maintenir l'alignement parfait du bassin, des hanches et de la colonne vertébrale. Par conséquent, vous vous sentez plus détendu et vous dormez mieux. L’alignement des jambes avec un coussin entre les genoux réduit l'inflammation du nerf sciatique lorsque vous dormez sur le côté.

Dans votre recherche du meilleur coussin de genoux, vous devez tenir compte des critères suivants :

Fermeté : L'oreiller doit présenter un niveau de fermeté adéquat, il ne doit être ni trop ferme ni trop mou. Dans la plupart des cas, un niveau de fermeté moyen est l'idéal pour la plupart des dormeurs, car il permettra de maintenir les genoux écartés.

Matériaux : La plupart des coussins de genoux sont fabriqués à partir de mousse à mémoire de forme ou de mousse polyéther hautement malléable et dense. Ils sont généralement enveloppés d'une housse en coton ou en fibres synthétiques, comme le polyester et/ou les microfibres. Seuls les coussins autogonflants de marque GKnee permettent un ajustement de la dureté car ils sont remplis de particules de mousse et d’air, la quantité d’air étant contrôlée à l’aide d’une valve. Fait non négligeable, ils sont plus légers.

Épaisseur :  Au-delà de la fermeté, le choix de l'épaisseur est également important. Un oreiller mince ne suffira pas à bien écarter les jambes. Les coussins autogonflants GKnee permettent le contrôle de l’épaisseur.

Durabilité : Un coussin de genoux est un investissement, d'autant plus que certains de ces produits sont assez chers. Il faut donc s’assurer que les matériaux sont de qualité car ils sont utilisés 7 jours/semaine, 8 heures/jour.

Le système musculosquelettique

Le système musculosquelettique est d'abord responsable du soutien. En fait, si nous n'avions pas de squelette, nous serions des invertébrés comme des vers de terre et nous ne pourrions pas nous tenir debout, serions obligés de ramper pour nous déplacer. Ce système permet à l'humain de se déplacer. Le système est formé des os, des muscles et des articulations (incluant des tendons et des ligaments).

Les os forment et soutiennent le corps, ils protègent les organes importants comme le cœur, les poumons et le cerveau. Ils sont fixés aux muscles et nous aident à bouger. Fait surprenant, ils emmagasinent de la graisse ainsi que des minéraux, ils produisent les cellules sanguines. À la naissance, le corps compte environ 270 os dont certains s’unissent pour former un squelette de 206 os à l’âge adulte.

Il existe 3 types de muscles, les muscles striés qui permettent le mouvement en se contractant, le muscle cardiaque et les muscles lisses. Les muscles constituent environ 40 % de notre poids. La plupart des muscles striés sont des muscles squelettiques, et comme leur nom l'indique, ils sont reliés aux os, au squelette. Les autres muscles striés sont les muscles peauciers qui, en se contractant, font bouger la peau: c'est le cas des muscles qui nous font sourire. Il y a aussi les muscles accessoires tels ceux qui contrôlent le mouvement des yeux.

Également appelées jointures, les articulations unissent deux os ou un os et un cartilage ou deux cartilages dans le corps humains. La majorité des articulations sont mobiles, souples et lubrifiées. Elles permettent aux os de s’emboîter parfaitement les uns dans les autres, une capsule articulaire élastique très résistante protège l’articulation. On retrouve aussi des articulations fixes qui sont en fait le résultat d’une suture (crâne) et semi-mobiles qui peuvent exécuter des mouvements restreints, tel que les disques fibro-cartilagineux de la colonne vertébrale.

L’âge agit sur le système musculosquelettique. À partir de 30 ans, la densité des os commence à diminuer chez l’homme et la femme. Cette perte de densité osseuse s’accélère chez la femme après la ménopause. De ce fait, les os deviennent plus fragiles et se fracturent plus facilement (ostéoporose), en particulier chez les personnes âgées. Quant aux articulations, elles développent des anomalies du cartilage et du tissu conjonctif. Le cartilage à l’intérieur d’une articulation s’affine et le cartilage se dégrade, rendant les articulations moins résistantes et plus vulnérables aux lésions. Chez certaines personnes, les surfaces des articulations ne glissent plus aussi bien l’une contre l’autre. Ce processus peut entraîner de l’arthrose. De plus, les articulations se raidissent limitant ainsi l’amplitude des mouvements. Pour ce qui est de la perte musculaire, elle commence aussi après 30 ans et se poursuit toute la vie. Cette perte légère de la force musculaire augmente la contrainte sur certaines articulations (comme les genoux) et peut prédisposer la personne à l’arthrite ou à une chute. L’exercice physique réduit grandement la perte musculaire.

Les maux de dos, de genoux et des hanches

À cause du vieillissement et/ou à la suite d’un traumatisme, le système musculosquelettique est sujet à des pathologies diverses telles que l’arthrose, une dégradation du cartilage et de la mécanique articulaire.

La dégénérescence des disques intervertébraux est la première cause des douleurs lombaires. Évidemment un mouvement brusque lors d’exercices physiques, des positions de travail inadéquates ainsi que des actions mal exécutées et répétées dans la vie courante peuvent entrainer des maux de dos. La position du sommeil comme dormir sur le ventre aggrave non seulement les problèmes existants mais favorise aussi le développement d’autres problèmes notamment au cou. Les positions sur le dos et sur le côté sont préférables. Mal forcer est une autre cause, il ne faut rien soulever en se penchant vers l’avant, toujours garder le dos droit et tenir la charge le plus près possible du corps. Ne pas faire de rotation du tronc en soulevant un objet. Pousser plutôt que de tirer. Aussi, il ne faut pas rester assis ou sur place debout des longues périodes. L’ostéoporose fragilise les os, notamment les vertèbres qui vont se casser plus facilement. En cassant, les os se tassent provoquant une courbure de la colonne vertébrale, responsable de la perte de taille mais aussi de douleurs parfois intenses

La hanche est la plus grosse articulation du corps, elle correspond à la jonction entre la tête du fémur (os de la cuisse) et le bassin et elle renferme de nombreux ligaments, tendons et muscles. À cause du poids qu’elle supporte, elle est exposée à un grand stress. Bien souvent, une douleur liée à un trouble de la hanche sera localisée par exemple à l’aine, dans la fesse, voire dans la jambe ou le genou. Les douleurs de la hanche ont des origines variées, chez les personnes de plus de 50 ans, elles sont le plus souvent liées à l’arthrose.

Les mouvements inadéquats du genou entre le fémur et le tibia, les stress répétitifs (sport), les limitations, la coordination articulaire, l'alignement des jambes et des pieds ainsi que le phénomène de la compensation sont autant de problèmes biomécaniques qui peuvent provoquer des problèmes de tendinites, de bursites et des déchirures méniscales.

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